La médiathèque de Calais fête ses 25 ans

Installée dès 1805 au 1er étage de l'Hôtel de Ville alors situé Place d'Armes, la bibliothèque de Calais connaît tour à tour deux déménagements.

Le premier intervient en 1886 vers le nouvel hôtel des Postes de la rue Edison. Le suivant aura lieu en 1935 vers la rue de Vic au premier étage d'un bâtiment alors loué par la Ville.

La bibliothèque de Calais rue de VIC
La bibliothèque avant la médiathèque-rue de Vic (1935-1987)

C'est à la faveur de la rénovation complète d'un quartier du centre-ville - l'ilôt Vic-Pont Lottin - que la Ville se porte acquéreur d'une ancienne usine de dentelle.

La médiathèque de Calais en 1987
La Médiathèque rue du Pont Lottin à l’ouverture en 1987

En 1987, à la suite de la réhabilitation et de l'extension de l'usine Tiburce- Lebas la Médiathèque est inaugurée. 3 500 m² d'espaces publics destinés au livre et à la musique, puis très vite à la vidéo et Internet.

 
La médiathèque de Calais en 2012
La Médiathèque en 2012

Rénovée en 2007, la Médiathèque se dote alors de la technologie RFID qui permet à l'usager d'emprunter ses documents en toute autonomie et de les rendre 7 jours sur 7 grâce à l'automate 24/24.

25 ans après son ouverture, à l'heure du numérique, du web 2.0 et des réseaux sociaux, la médiathèque demeure le lieu privilégié de diffusion du savoir et de la connaissance. Véritable " maison des hommes ", elle est ouverte à tous, en accès libre et gratuit.

C'est pour la replacer dans son environnement traditionnel que la médiathèque a sélectionné, pour célébrer un quart de siècle de diffusion culturelle, des propositions artistiques en résonance avec l'écrit, le livre et la lecture.

Du 26 mai au 13 juillet
Exposition L'histoire imaginaire du livre et de l'écrit

Exposition de Jean Marc GODES à la médiathèque de Calais

Jean-Marc GODÈS

 

" Photographe plasticien professionnel, metteur en scène d'image fixe, je mène une recherche artistique dédiée à la promotion du livre et des écrits.
J'ai commencé en 2007 à écrire, de photo en photo, " l'histoire imaginaire des livres et de l'écrit ".
Cette démarche artistique ambitieuse n'en est qu'à ses débuts. Un chemin pourtant déjà est fait. C'est celui dont je vous livre les visuels qui témoignent de 5 années de création. Entre image fixe et poésie, mes mises en scènes photographiques ont pour objectif d'interpeller l'imaginaire, de susciter l'envie de poursuivre ou de remonter le cours des histoires éphémères que je raconte, le temps d'un arrêt sur image, le temps d'une photographie.
La singularité de ma recherche artistique est d'interroger les normes en réalisant des mises en scène photographiques se situant de part et d'autre de la frontière de la réalité. L'objet/sujet de mes représentations est le livre, sous formes diverses. Dans mon approche artistique, les livres sont vivants. Ils sont la mémoire et le véhicule de nos histoires personnelles et collectives, de nos identités ainsi que les mots et le désir de " l'autre " couchés sur écrin de papier. Les bibliothèques et les siècles sont abolis au bénéfice d'une fluidité de l'espace et du temps. Le coeur du livre bat, d'image en image, sans bruit. Dans un monde dominé par l'image, par une galerie de portraits, le long d'un voyage onirique, je bâtis des mondes incertains qui participent à la lecture de la réalité.
Au carrefour de l'art contemporain, de la littérature et de la poésie, mes constructions numériques sont un hommage rendu à la musique du temps et aux couleurs de la vie ".

 


Samedi 26 mai
Journée anniversaire

 

11h00 Au pilon
lecture-performance pour un comédien (durée 20') par la Cie HOME Théâtre (Lille)

11h30 Vernissage de l'exposition

12h00 Verre de l'amitié

15h00 Rencontre Avec Jean-Marc Godès autour de son oeuvre photographique

16h30 | Au pilon !
lecture-performance pour un comédien (durée 20') par la Cie HOME Théâtre (Lille)

 

AU PILON

lecture-performance pour un comédien par la Comapgnie HOME Théâtre à la médiathèque de Calais

Dans les réserves secrètes de la bibliothèque se tient depuis toujours un sombre tribunal d'instances littéraires. Un juge peu amène y décide du sort des livres jugés trop vieux, trop abîmés ou peu empruntés. D'anciens lecteurs défilent à la barre pour prendre la défense de ces livres en sursis. Ils viennent témoigner d'un bon souvenir passé en leur compagnie, de la nécessité d'un livre dans leur vie... Mais le procureur finit immanquablement par rappeler à la cour les circonstances aggravantes qui justifient leur comparution devant le tribunal. Les suspects sont implacablement renvoyés à leur vieillesse, leur manque de tenue, leur déficience et leur laisser-aller. Quelle sera la sentence pour ces livres en fin de vie ? Le juge prononcera t-il la peine capitale du livre... l'envoi au pilon ?

Mercredi 30 mai
Spécial Jeunesse

16h Rictus Dada
Spectacle littéraire musical (dès 6 ans) par la Cie HOME Théâtre (Lille)

Depuis le début du XXème siècle, les poètes s'amusent à dissocier fond et forme à travers des inventions surprenantes...
 

Ils font sonner la langue, élaborent des collages, des calligrammes... et marient allègrement le son et le sens à travers des jeux de langues truculents. Rictus dada, montage de poèmes dadaïstes, surréalistes et jeudemoïstes, fait résonner la voix de ces poètes parmi les plus fantaisistes et les plus inventifs, tous jubilatoires...
Jean-Pierre Verheggen prévient : "S'il le faut on parlera le javanais ! Car désormais le poète veut poérire de tout et poésoir à loisir !" Les faits sont jeux ! Pourquoi le poète n'écrirait-il pas alors des phrases obscures sur l'agriculture (Queneau loue bien le lait et la crème) ? Alors, à quoi ça rime la poésie ? Et quoi qu'a dit à la fin s'impatiente Tardieu ? Mieux vaut en rire même si, comme le dit Rayemots Quenon, ça a toujours kekchose d'extrême un poème...

Rictus DADA. Spectacle littéraire musical par la compagnie Home Théatre à la médiathèque de Calais

 

Samedi 2 juin
Tout public

16h Un soir à Babel
Spectacle littéraire (dès 12 ans) par la Cie Home Théâtre (Lille).

Voici Babel, territoire imaginaire dans un temps indéfini où les livres et le papier ont été interdits.

Babel, spectacle littéraire par la compagnie Home Théatre à la médiathèque de Calais

 

Tout ce qui était nécessaire à la calligraphie (stylos, pinceaux...) a également été éradiqué. Une femme avide de pouvoir, la Padra, a compris tout le profit qu'elle pourrait tirer de la crise financière frappant Babel en rassemblant son peuple autour d'un discours ultraidentitaire. Il lui a suffi de se présenter comme une mère-nation et d'endormir ses électeurs avec un outil de propagande surpuissant : la télévision.

Dans ce régime où la liberté individuelle est considérée comme une menace pour l'intérêt commun, la télévision est non seulement omniprésente mais obligatoire. Elle comporte même un système de mouchard qui permet de surveiller le langage des télé-citoyens. Car la Padra ne s'est pas contentée de faire brûler les livres, elle a également imposé une nouvelle langue censée faire gagner du temps : la shortlangue. Comme le dit la Padra : " Parler court, c'est parler juste, c'est parler mieux ! ". Tous les mots de plus de deux syllabes ont donc été prohibés, remplacés ou ont tout simplement disparu.

Dans ce contexte de privation et de répression, la famille Maupassant, dont les parents étaient de grands amateurs de littérature, se débat pour vivre au mieux tout en essayant de maintenir ses aspirations, ses désirs et ses convictions.

Mais la famille est tiraillée par des sentiments contraires : colère du père contre les règles absurdes de la shortlangue, moments de folie libératrice où les parents se lâchent en s'exprimant en langue ancienne ; peur de la mère d'être dénoncés par le numéro ver ;, trouble de la jeune ado qui découvre les vertiges de l'amour ; nostalgie résistante du père qui anime une émission pirate où il lit des ouvrages interdits...

 

 

 

Mercredi 6 juin
Spécial Jeunesse

16h La naissance du carnaval
Conte philosophique pour valise et marionnettes (dès 6 ans) par la Cie Hyperbole à trois poils (Lille).

C'est tempête à Boulogne-sur-mer. Philippine, une marchande de crevettes, rentre chez elle, giflée par la pluie et le vent.

La naissance du carnaval Conte Philosophique pour valise et marionnettes par la compagnie Hyperboles à 3 poils, à la médiathèque de Calais

Dans sa petite " quille en l'air ", la vieille dame épuisée ne tarde pas à s'endormir. Mais on frappe à la porte. Une terrible visiteuse se présente : la mort.
Contre une soupe de crevettes chaude, la vieille dame épouvantée négocie un délai avec la faucheuse. Cinq jours. C'est le temps qu'il faudra à Philippine pour tenter de tromper la mort.

Avec Simone et Bernadette, ses fidèles amies, elle convoque tout le petit peuple des femmes de la marine : les matelotes, les saurisseuses, les verrotières, les moulières, les ramendeuses, les marchandes de poissons... À cette marée de femmes, réunies sur la plage, Philippine propose d'organiser une fête. Pour quelles raisons ? Il en existe des centaines : conjurer les tempêtes, consoler les veuves, oublier les peines, donner du courage aux hommes… Les armateurs doivent payer ! Sous la pression populaire, les riches patrons de la marine financent les réjouissances. Philippine décide : les hommes se déguiseront en femmes, les femmes porteront des masques et l'on s'amusera toute une journée et toute une nuit ! La nouvelle est dans toutes les bouches. Les femmes confectionnent les masques et les costumes. Les hommes se réjouissent.
Philippine décide : les hommes se déguiseront en femmes, les femmes porteront des masques et l'on s'amusera toute une journée et toute une nuit ! La nouvelle est dans toutes les bouches. Les femmes confectionnent les masques et les costumes. Les hommes se réjouissent. Et la rumeur enfle, autour de cette fête exceptionnelle, où l'on viendra à Boulogne, déguisé.
Le jour venu, au milieu de la foule, sous son masque, Philippine apercevra la faucheuse, déboussolée dans la cohue, ne reconnaître personne, se faire chahuter par des hommes maquillés et repartir, furieuse d'avoir loupé sa proie.

Sans le savoir Philippine aura inventé le carnaval, pour défier la mort et permettre, un jour durant, aux riches et aux pauvres de faire la fête ensemble.

Samedi 9 juin
Tout public

16h Voyage(s) au bout du livre
Lecture à haute voix par Marc Roger, lecteur public - Cie La Voie des Livres (Paris).

 

Partir. Les raisons sont multiples.
A chacun son prétexte. Ethnologue. Scientifique patenté de la chose à décrire. Quelques-uns cherchent Dieu ou les traces d'une ville engloutie dans les sables. Quel que soit l'horizon vers lequel ils se tournent. Accablé de lumière. De chaleur et de soif. Le mirage de la foi les aveugle. La prière les abreuve.

Voyage(s) au bout du livre. Lecture à voix haute par Marc Roger de la compagnie la voix des livres à la médiathèque de Calais

 

 

Bonus
Samedi 16 juin

 

La " parole " aux artistes calaisiens…

16h Sur un air de funk
Avec les groupes calaisiens ASAP et KLA mais chut ! On n'en dit pas plus…